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Vers une deuxième Maison Carpe Diem
En plus de fonds privés, La Société Alzheimer de la Mauricie souhaiterait obtenir un financement gouvernemental pour ce nouveau projet.

Richard Biron, journaliste


La Société Alzheimer de la Mauricie envisage d'ouvrir une seconde Maison Carpe Diem. Un projet a été présenté au ministère de la Santé et des Services sociaux en vue d'obtenir du financement pour l'exploitation d'un nouveau centre d'accompagnement des personnes atteintes d'Alzheimer. Il n'est toutefois pas certain que le projet satisfasse aux exigences gouvernementales.

Installée dans l'ancien presbytère de la paroisse Saint-Sacrement de Trois-Rivières, l'actuelle Maison Carpe Diem héberge une quinzaine de personnes relativement autonomes. Mais, tôt ou tard, ces résidants voient leur situation se détériorer. Ils doivent alors déménager dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Le nouveau bâtiment permettrait donc à ceux dont la maladie a atteint un stade plus avancé de continuer d'être hébergé avec la même approche personnalisée et familiale. "L'une des premières chose qu'on se demande lorsqu'un proche entre à la Maison Carpe Diem, c'est s'il pourra rester là jusqu'à la fin", a témoigné Diane Carle, membre du conseil d'administration de la Société Alzheimer de la Mauricie.

L'organisme demande au gouvernement québécois de financer le fonctionnement de la nouvelle ressource en fournissant, pour chacune des places créées, la somme annuellement consacrée à un bénéficiaires en CHSLD. "Dans le réseau, une place coût environ 45 000 $ par année", a observé la directrice générale de la Société Alzheimer de la Mauricie, Nicole Poirier.

Les instigateurs du projet entendent également aller cherche du financement privé, notamment pour l'éventuelle érection d'un bâtiment. "Un groupe de gens d'affaires pourrait investir dans la construction de la maison, a avance Mme Poirier. En trois jours, quatre personnes nous ont déjà manifesté leur intérêt."

Ceux qui pilotent le projet jonglent avec trois scénarios. Ils pourraient d'abord se porter acquéreurs du presbytère, qu'ils louent actuellement à la fabrique pour la Maison Carpe Diem existante. Ils disposeraient ainsi d'espace pour construire un autre bâtiment. La possibilité d'acheter un terrain et d'y ériger deux maison est également envisagée. Enfin, la nouvelle Maison Carpe Diem pourrait s'installer dans un bâtiment à vendre. "Nous n'avons encore rien trouvé", a précisé Mme Poirier.

L'organisme s'affaire par ailleurs à attirer du financement populaire. Ainsi, le public est incité à lui consentir un prêt sans intérêt de 500 $, remboursable à raison de 10 pour cent par année. "À notre dernière rencontre, on avait amassé près de 20 000 $ de cette façon", a souligné Mme Poirier, précisant que les instigateurs du projet se sont fixé comme objectif d'obtenir 1000 prêts de 500 $. PLUS DE DÉTAILS Les coût totaux du projet restent à être précisés selon les scénarios.

Source: Le Nouvelliste, Lundi 15 décembre 2003


 

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